Les prologues de la Tertia Pars

Connaître le plan de la Somme de théologie est un excellent moyen d’entrer dans la pensée de saint Thomas d’Aquin et de la retenir.

Pour que nous puissions connaître le plan de la Somme, saint Thomas nous a laissé des repères en or : les prologues. Les prologues sont de petites introductions, placées avant les questions, dans lesquelles saint Thomas fait un point sur le déroulement de sa réflexion.

Vous trouverez ici les prologues les plus importants de la Tertia Pars (Cliquez ici pour voir les prologues de la Prima Pars, et pour voir ceux de la Secunda Pars). Les traductions ont été quelque peu retravaillées afin d’être plus proches du latin.

Si vous voulez entrer davantage dans le plan de la Somme tel qu’il a été conçu par saint Thomas, je vous recommande de lire les prologues sur votre téléphone et de suivre en même temps cette Mind map sur votre ordinateur.

 

du Christ qui, comme homme,

est pour nous la voie qui mène à Dieu

(Tertia Pars)

 

ST III, q. 1, pr. : « Comme notre Sauveur, le Seigneur Jésus, dont l’Ange témoigne qu’il “sauve son peuple de ses péchés” (Mt 1, 21), s’est montré à nous comme la voie de la vérité, par laquelle il nous est possible de parvenir à la béatitude de la vie immortelle en ressuscitant, il est nécessaire, pour mener à son terme toute notre entreprise théologique, après avoir étudié la fin ultime de la vie humaine, puis les vertus et les vices, de continuer notre considération par celle du Sauveur de tous en lui-même et des bienfaits dont il a gratifié le genre humain. A ce propos, il faut considérer : 1. Le Sauveur lui-même (qq. 1-59). – 2. Ses sacrements, desquels nous obtenons le salut (qq. 60-90 / Suppl. qq. 1-68). – 3. La fin, la vie immortelle, à laquelle nous parvenons en ressuscitant par lui (Suppl. qq. 69-99). Sur le premier point, il y a deux considérations : 1. Le mystère de l’incarnation en lui-même, selon lequel Dieu s’est fait homme pour notre salut (qq. 1-26). – 2. Les actes et les passions de notre Sauveur, c’est-à-dire Dieu incarné (qq. 27-59). Sur le premier point, il y a trois considérations : 1. La convenance de l’incarnation (q. 1). – 2. Le mode d’union du Verbe incarné (qq. 2-15). – 3. Les conséquences de cette union (qq. 16-26). »

 

Le Sauveur lui-même (qq. 1-59)

 

Le mystère de l’incarnation (qq. 1-26)

 

ST III, q. 2, pr. : « Il faut considérer ensuite le mode d’union du Verbe incarné : 1. Quant à l’union elle-même (q. 2). – 2. Quant à la personne qui assume (q. 3). – 3. Quant à la nature assumée (qq. 4-15). »

ST III, q. 4, pr. : « Il faut considérer ensuite l’union du côté de ce qui est assumé. A ce propos, il faut considérer : 1. Ce qui est assumé par le Verbe de Dieu (qq. 4-6). – 2. Ce qui est co-assumé, c’est-à-dire les perfections et les déficiences (qq. 7-15). Le Fils de Dieu a assumé la nature humaine et ses parties. Sur le premier point, il y a donc trois considérations à faire : 1. Quant à la nature humaine elle-même (q. 4). – 2. Quant à ses parties (q. 5). – 3. Quant à l’ordre de l’assomption (q. 6). »

ST III, q. 7, pr. : « Il faut considérer ensuite ce qui est co-assumé par le Fils de Dieu dans la nature humaine : 1. Ce qui relève des perfections (qq. 7-13). – 2. Ce qui relève des déficiences (qq. 14-15). Sur le premier point, il y a trois considérations : 1. La grâce du Christ (qq. 7-8). – 2. Sa science (qq. 9-12). – 3. Sa puissance (q. 13). A propos de la grâce du Christ, il faut considérer deux choses : 1. Sa grâce selon qu’il est un homme particulier (q. 7). – 2. Sa grâce selon qu’il est la tête de l’Eglise (q. 8). Nous avons déjà parlé de la grâce d’union (cf. q. 2) »

ST III, q. 9, pr. : « Il faut considérer ensuite la science du Christ. A ce propos, il y a deux considérations : 1. La science que le Christ a eue (q. 9). – 2. Chacune des sciences en elle-même (qq. 10-12). »

ST III, q. 10, pr. : « Il faut considérer ensuite toutes les sciences qui ont été évoquées. Mais comme il est traité de la science divine dans la première partie (cf. ST I, q. 14), il reste maintenant à voir les autres : 1. La science bienheureuse. – 2. La science infuse. – 3. La science acquise. Mais de la science bienheureuse, qui consiste dans la vision de Dieu, plusieurs choses ont été dites dans la première partie (cf. ST I, q. 12), c’est pourquoi nous verrons ici seulement ce qui relève de l’âme du Christ. »

ST III, q. 12, pr. : « Il faut considérer ensuite la science acquise ou expérimentale de l’âme du Christ. »

ST III, q. 14, pr. : « Il faut considérer ensuite les déficiences que le Christ a assumées dans la nature humaine : 1. Les déficiences du corps (q. 14). – 2. Les déficiences de l’âme (q. 15). »

ST III, q. 16, pr. : « Il faut considérer ensuite les conséquences de l’union : 1. Quant à ce qui convient au Christ en soi (qq. 16-19). – 2. Ce qui convient au Christ par rapport à Dieu le Père (qq. 20-24). – 3. Ce qui convient au Christ quant à nous (qq. 25-26). Sur le premier point, il y a deux considérations : 1. Ce qui convient au Christ selon l’être et le devenir (q. 16). – 2. Ce qui convient au Christ selon la raison d’unité (qq. 17-19). »

ST III, q. 17, pr. : « Il faut considérer ensuite ce qui relève de l’unité dans le Christ en général. Ce qui relève de l’unité ou de la pluralité en particulier, on le trouve dans les lieux appropriés : on a déterminé auparavant que dans le Christ il n’y a pas qu’une seule science (q. 9) ; et plus loin on déterminera que dans le Christ il n’y a pas qu’une seule naissance (q. 35, a. 2). Il faut donc considérer : 1. L’unité du Christ quant à l’être (q. 17). – 2. Quant au vouloir (q. 18). – 3. Quant à l’opération (q. 19). »

ST III, q. 20, pr. : « Il faut considérer ensuite ce qui convient au Christ par rapport au Père. Certaines choses sont dites de lui selon ses relations au Père : par exemple, qu’il lui est soumis ; qu’il l’a prié ; qu’il l’a servi dans le sacerdoce. D’autres choses sont dites, ou peuvent être dites, selon les relations du Père envers lui : par exemple, si le Père l’a adopté, et ce à quoi il l’a prédestiné. Il faut donc considérer : 1. La soumission du Christ au Père (q. 20). – 2. Sa prière (q. 21). – 3. Son sacerdoce (q. 22). – 4. Son adoption, si cela convient (q. 23). – 5. Sa prédestination (q. 24). »

ST III, q. 25, pr. : « Il faut considérer ensuite ce qui relève du Christ par rapport à nous : 1. L’adoration du Christ, par laquelle nous l’adorons (q. 25). – 2. Le fait qu’il est notre médiateur auprès de Dieu (q. 26). »

 

Les actes et les passions de notre Sauveur (qq. 27-59)

 

ST III, q. 27, pr. : « Après ce qui a été dit, où il a été traité de l’union de Dieu et de l’homme et des conséquences de cette union, il reste à considérer ce que le Fils de Dieu incarné dans la nature humaine qui lui est unie a fait ou subi. A ce propos, il y aura quatre considérations. Il faut considérer : 1. Ce qui relève de son entrée dans le monde (qq. 27-39). – 2. Ce qui relève du déroulement de sa vie dans ce monde (qq. 40-45). – 3. Sa sortie de ce monde (qq. 46-52). – 4. Ce qui relève de son exaltation après cette vie (qq. 53-59). Sur le premier point, il y a quatre considérations : 1. La conception du Christ (qq. 27-34). – 2. Sa naissance (qq. 35-36). – 3. Sa circoncision (q. 37). – 4. Son baptême (qq. 38-39). Sur sa conception, il convient de la considérer : 1. Quant à la mère qui conçoit (qq. 27-30). – 2. Quant au mode de conception (qq. 31-33). – 3. Quant à la perfection de l’enfant conçu (q. 34). Du côté de la mère, il y a quatre considérations : 1. Sa sanctification (q. 27). – 2. Sa virginité (q. 28). – 3. Ses fiançailles (q. 29). – 4. L’annonciation, ou la préparation à la conception (q. 30). »

ST III, q. 31, pr. : « Il faut considérer ensuite la conception du Sauveur : 1. Quant à la matière de laquelle son corps est conçu (q. 31). – 2. Quant à l’auteur de la conception (q. 32). – 3. Quant au mode et à l’ordre de la conception (q. 33). »

ST III, q. 35, pr. : « Logiquement, après avoir traité de la conception du Christ, il faut traiter de sa naissance : 1. Quant à la naissance elle-même. – 2. Quant à la manifestation de l’enfant né. »

ST III, q. 37, pr. : « Il faut considérer ensuite la circoncision du Christ. Et comme la circoncision est une certaine profession de la loi à observer, selon l’épître aux Galates (5, 3) : “Je l’atteste à tout homme qui se fait circoncire : il est tenu à l’observance de la loi”, ainsi, avec la circoncision, il faut étudier les autres prescriptions de la loi observées au sujet du Christ enfant. »

ST III, q. 38, pr. : « Il faut considérer ensuite le baptême par lequel le Christ a été baptisé. Et comme le Christ a été baptisé par le baptême de Jean, il faut considérer : 1. Le baptême de Jean en général (q. 38). – 2. Le baptême reçu par le Christ (q. 39). »

ST III, q. 40, pr. : « Logiquement, après avoir considéré ce qui relève de l’entrée du Christ dans le monde ou de son principe, il reste à considérer ce qui relève de son déroulement. Il faut considérer : 1. Son mode de vie (q. 40). – 2. Sa tentation (q. 41). – 3. Son enseignement (q. 42). – 3. Ses miracles (qq. 43-45). »

ST III, q. 43, pr. : « Il faut considérer ensuite les miracles faits par le Christ : 1. En général (q. 43). – 2. Plus spécialement, les genres de miracles (q. 44). – 3. En particulier, la transfiguration (q. 45). »

ST III, q. 46, pr. : « Logiquement, il faut considérer maintenant ce qui relève de la sortie du Christ du monde : 1. Sa passion. – 2. Sa mort. – 3. Sa sépulture. – 4. Sa descente aux enfers. Sur la passion, il y a trois considérations : 1. La passion en elle-même (q. 46). – 2. La cause efficiente de la passion (q. 47). – 3. Le fruit de la passion (qq. 48-49). »

ST III, q. 48, pr. : « Il faut considérer ensuite l’effet de la passion du Christ : 1. Le mode d’efficacité. – 2. L’effet lui-même. »

ST III, q. 53, pr. : « Logiquement, il faut considérer maintenant ce qui relève de l’exaltation du Christ : 1. Sa résurrection (qq. 53-56). – 2. Son ascension (q. 57). – 3. Sa session à la droite du Père (q. 58). – 4. Son pouvoir judiciaire (q. 59). Sur le premier point, il y a quatre considérations : 1. La résurrection du Christ en elle-même (q. 53). – 2. La qualité du ressuscité (q. 54). – 3. La manifestation de la résurrection (q. 55). – 4. Sa causalité (q. 56). »

 

Ses sacrements, desquels nous obtenons le salut (qq. 60-90 / Suppl. 1-68)

 

ST III, q. 60, pr. : « Après avoir considéré ce qui relève des mystères du Verbe incarné, il faut considérer les sacrements de l’Eglise, qui tiennent leur efficacité du Verbe incarné lui-même. Il faudra considérer : 1. Les sacrements en général (qq. 60-65). – 2. Chaque sacrement en particulier (qq. 66-90). A propos du premier point, il y a cinq considérations : 1. Ce qu’est un sacrement (q. 60). – 2. La nécessité des sacrements (q. 61). – 3. Les effets des sacrements (qq. 62-63). – 4. Leur cause (q. 64). – 5. Le nombre (q. 65). »

ST III, q. 62, pr. : « Il faut considérer ensuite l’effet des sacrements : 1. Leur effet principal, qui est la grâce (q. 62). – 2. Leur effet secondaire, qui est le caractère (q. 63). »

ST III, q. 64, pr. : « Il faut considérer ensuite la cause des sacrements, soit par autorité, soit par ministère. »

ST III, q. 66, pr. : « Il faut considérer ensuite les sacrements en particulier : 1. Le baptême (qq. 66-71). – 2. La confirmation (q. 72). – 3. L’Eucharistie (qq. 73-83). – 4. La pénitence (qq. 84-90 + cf. Suppl.). – 5. L’extrême onction (cf. Suppl.). – 6. L’ordre (cf. Suppl.). – 7. Le mariage (cf. Suppl.). Sur le premier point, il y a deux considérations : 1. Le baptême en lui-même (qq. 66-69). – 2. Les préparations au baptême (qq. 70-71). Sur le premier point, il y a quatre considérations : 1. Ce qui relève du sacrement du baptême (q. 66). – 2. Le ministre de ce sacrement (q. 67). – 3. Ceux qui reçoivent ce sacrement (q. 68). – 4. L’effet de ce sacrement (q. 69). »

ST III, q. 67, pr. : « Il faut considérer ensuite le ministre par qui le sacrement du baptême est donné. »

ST III, q. 70, pr. : « Il faut considérer ensuite les préparations au baptême : 1. La préparation qui a précédé le baptême, c’est-à-dire la circoncision (q. 70). – 2. Les préparations qui accompagnent le baptême, c’est-à-dire le catéchisme et l’exorcisme (q. 71). »

ST III, q. 72, pr. : « Logiquement, il faut considérer maintenant le sacrement de la confirmation. »

ST III, q. 73, pr. : « Logiquement, il faut considérer maintenant le sacrement de l’Eucharistie : 1. Le sacrement en lui-même (q. 73). – 2. La matière (qq. 74-77). – 3. La forme (q. 78). – 4. L’effet (q. 79). – 5. Ceux qui reçoivent ce sacrement (qq. 80-81). – 6. Le ministre (q. 82). – 7. Le rite (q. 83). »

ST III, q. 74, pr. : « Il faut considérer ensuite la matière de ce sacrement : 1. L’espèce de matière (q. 74). – 2. La conversion du pain et du vin en corps du Christ (q. 75). – 3. Le mode d’existence du corps du Christ dans ce sacrement (q. 76). – 4. Les accidents du pain et du vin qui restent dans ce sacrement (q. 77). »

ST III, q. 75, pr. : « Il faut considérer ensuite la conversion du pain et du vin en corps et sang du Christ. »

ST III, q. 80, pr. : « Il faut considérer ensuite l’usage ou la saisie de ce sacrement : 1. En général (q. 80). – 2. Comment le Christ a usé de ce sacrement (q. 82). »

ST III, q. 81, pr. : « Il faut considérer ensuite l’usage que le Christ a fait de ce sacrement en premier dans son institution. »

ST III, q. 82, pr. : « Il faut considérer ensuite le ministre de ce sacrement. »

ST III, q. 84, pr. : « Logiquement, il faut considérer maintenant le sacrement de pénitence. A ce propos, il faut considérer : 1. La pénitence en elle-même (qq. 84-85). – 2. Son effet (qq. 86-89). – 3. Ses parties (q. 90 + cf. Suppl.). – 4. Ceux qui reçoivent ce sacrement (cf. Suppl.). – 5. Le pouvoir des ministres (cf. Suppl.). – 6. Le rite solennel de ce sacrement (cf. Suppl.). Sur le premier point, il y a deux considérations : 1. La pénitence en tant que sacrement (q. 84). – 2. La pénitence en tant que vertu (q. 85). »

ST III, q. 86, pr. : « Il faut considérer ensuite l’effet de la pénitence : 1. Quant à la rémission des péchés mortels (q. 86). – 2. Quant à la rémission des péchés véniels (q. 87). – 3. Quant au retour des péchés pardonnés (q. 88). – 4. Quant à la restitution des vertus (q. 89). »

ST III, q. 90, pr. : « Il faut considérer ensuite les parties de la pénitence : 1. En général (q. 90). – 2. En particulier (cf. Suppl.). »

 

La fin, la vie immortelle, à laquelle nous parvenons en ressuscitant par lui (Suppl. 69-99)

 

 

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